La banque, reflet d’un monde en train de naître
Author: Jean-Pierre Doly
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Jean-Pierre DolyJean-Pierre Doly a contribué à l’excellente initiative de l’ami Pierre Blanc* d’interroger une centaine de personnes sur le thème « La banque, reflet d’un monde en train de naître. »

Ci-après, la contribution de Jean-Pierre Doly

La banque de demain  :

Le banquier est quelqu’un qui vous prête son parapluie lorsque le soleil brille et le reprend dés qu’il pleut ! / Mark Twain

Mots de banque, banque de maux !

Pendant que d’aucuns fantasment… : « je rêve d’une banque qui… », il faut bien dire que la majorité des gens ont en tête plutôt les maux qu’elles leur occasionnent que les rêves qu’elles devraient leur permettre !
La banque d’aujourd’hui est jugée compliquée, rigide, confuse, intransigeante, austère, chère, excessive, indécente, peu éthique,…
Il faut dire qu’elle y met du sien avec  les différentes crises (subprime, kerviel, ..), les improbables amendes de plusieurs Mds (BNP…), ou plus près de nous les difficultés pour pouvoir ne serait ce qu’utiliser son propre argent entre taux incompréhensibles et fluctuants, rachats de crédits, placements hasardeux et aventureux…
Normalement une banque devrait être tout simplement à la base un intermédiaire entre une (particulier) ou des (entreprise) personne(s) et ce qui a généré le virement d’argent sur un compte c’est-à-dire son travail.
Alors pourquoi y aurait-il des agios et autres  commissions d’intervention en cas de difficultés passagères et aucun bénéfice engrangé dés le premier euro viré ?

Il faut savoir le prix de l’argent : les prodigues ne le savent pas, et les avares encore moins. / Montesquieu

Avant l’arrivée des agences « nouvelles définitions », virtuelles, « à distance », ou autre e-agences, on parlait de succursale – du latin sucurrere – qui veut dire « secourir ». Qui aujourd’hui pense que sa banque est là pour porter secours, pour assister, pour venir à la rescousse, pour prêter main forte, pour tendre la main. ?
Alors quelle solution ? Quelle alternative ?  Le selfie ? Le crowfounding ? Les bitcoin ? Les cauris (Cypraea moneta) ? Le troc ?…
Et si une solution était dans le retour symbolique du « talent », cet ancien poids devenu vertu, don, atout, capacité, compétence, génie… ?
Alors oui, rêvons d’une banque où les maux évoqués ci-dessus seraient remplacés par le sens (soudés par le sens, on peut réussir même avec des moyens limités), éthique (l’éthique commence là où la loi s’arrête), la confiance, la simplicité, l’intermédiaire, le secours, la justice :

« Quand l’ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice » (Romain Rolland),

… La transparence :

Homme invisible cherche banquier transparent pour faire des choses jamais vues !

… La responsabilité :

Les mouches qui bourdonnent autour des chevaux ne font pas avancer la diligence…

Pierre Blanc

*Pierre Blanc : Après des études d’ingénieur à l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) et douze années passées dans des groupes internationaux de services, Pierre Blanc co-fonde en 2000 Athling, un cabinet de conseil en stratégie, en management et en organisation. Ancien nageur de haut niveau, il est l’auteur du livre « On manage comme on nage » publié aux Éditions du Palio de l’ami Jean-Jacques Salomon (www.editionsdupalio.com et www.oomark.com)

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